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Le lait hypoallergénique


INTOLÉRANCE AUX PROTÉINES DU LAIT DE VACHE.

Sa fréquence diversement appréciée, se situe entre 0,5 et 1,9 pour cent des enfants de moins e un an (J. NAVARRO) ; L’incidence est beaucoup plus grande chez les enfants nés dans des familles d’allergiques et inversement une allergie est identifiée dans 47 à 80% des familles d’enfants atteints d’intolérance aux protéines du lait de vache.

L’intolérance est parfois primaire. Elle peut être secondaire à une infection entérale qui, en déterminant des lésions de la muqueuse, favorise l’absorption des protéines du lait de vache, la sensibilisation à ces protéines et en définitive l’apparition d’une entéropathie par hypersensibilité.

Les protéines du lait de vache en cause sont essentiellement la B lactoglobuline (qui est absente du lait de mère) et l’alpha lactalbumine.  La caséine joue   un   rôle apparemment moindre, mais celui-ci n’est pas négligeable en raison de son taux élevé dans le lait de vache et de sa thermo résistance plus grande que celle des protéines précipitées.

Les troubles digestifs apparaissent soit dès le (ou les) premiers (s) repas de lait de vache, soit dans les semaines qui suivent (ils peuvent alors survenir au secours d’une infection entérale, qui peut être le facteur de révélation de l’intolérance ou sa cause).

Il s’agit tout d’abord de vomissements fréquents et souvent retardés de 1 à 2 heures sur la prise du repas, de douleurs abdominales paroxystiques traduites par une agitation et des cris et aussi de ballonnement abdominal accompagnant souvent les coliques.

L’appétit est souvent capricieux ; il peut exister une anorexie élective pour le lait de vache. La diarrhée apparaît souvent avec un décalage de 1 à 3 semaines. Elle est faite de selles molles pâteuses ou grumeleuses et abondantes ou de selles liquides, avec parfois des glaires et/ou du sang.

À signaler que d’autres troubles chroniques ou aigus peuvent être observés dans les cas d’intolérance aux protéines du lait de vache. L’allaitement maternel ne peut pas en général être institué. Les laits de soja sont dépourvus de protides lactés bovins et aussi de lactose, de gluten ; mais il peut exister une intolérance associée au soja. (On a alors recours aux formules dites hypo allergéniques : Prégestimil – Nutramigen)



INTOLERANCE PRIMAIRES AUX SUCRES

Les intolérances primaires aux sucres sont exceptionnellement et beaucoup plus rares que les intolérances secondaires.

Ils répondent à 2 ordres de faits :

Certaines sont dues au déficit congénital en un enzyme (ou groupe d’enzymes) intervenant dans l’hydrolyse des disaccharides.

Les déficits en disaccharidase concernent : la maltase Ia et la maltase Ib d’une part et la lactase d’autre part.

La malabsorption congénitale du glucose et du galactose rarissime est due à l’absence ou au déficit fonctionnel du système de transport actif des sucres.

Le déficit en disaccharidases entraîne l’absence d’hydrolyse du disaccharide concerné :

  • Déficit d’hydrolyse du saccharose en glucose et fructose (par déficit en saccharase) ;
  • Déficit  d’hydrolyse  des  alpha-dextrimes  (par déficit en iso maltase) ;
  • Déficit d’hydrolyse du lactose en glucose et galactose (par déficit en lactase)

Le déficit du système de transport du glucose et galactose entraîne le défaut d’absorption intestinales de ces monosaccharides.

Les disaccharides non hydrolysés ou les monosaccharides non absorbés restent dans la lumière intestinale (car l’hydrolyse se fait à l’extérieur de la membrane intestinale), dont le contenu voit ainsi son os molarité augmenter. Cette hyper os molarité détermine une augmentation de la sécrétion liquidienne intestinale qui, de même, stimule la moitié intestinale et réduit la durée du transit, d’où la diarrhée, faite de selles liquides anormalement fréquentes.

La diarrhée est le symptôme majeur : les selles sont liquides et abondantes, mousseuses, d’odeur aigrelette, émises souvent de façon explosive.

A l’examen, l’abdomen devient distendu, des borborygmes sont entendus un érythème fessier lié à l’acidité des selles est habituel, volontiers rebelle aux traitements usuels. 

Il faut également éliminer les intolérances secondaires, ou acquises, en faveur desquelles militent :

–        La notion d’une affection causale préexistante, notamment une infection entérale bactérienne ou virale une intolérance aux protéines du lait de vache.

–          Le début plus ou moins retardé sur la naissance ; le déficit de plusieurs disaccharidases, mais surtout de la lactase ; les altérations histologiques de la muqueuse intestinale prélevée par biopsie. –       Et surtout, le caractère transitoire de l’intolérance.


Auteur/autrice

dodleys@hotmail.com